Association pour la Protection du Lac de l’Achigan : retour sur son implication.

L’APLA a célébré sa 50ième année d’implication et de réalisations en 2014. Fondée en 1964, l’APLA a toujours eu pour but de protéger l’environnement du lac de l’achigan et la qualité de vie des résidents. Elle est intervenue autant en ce qui concerne la réglementation d’urbanisme, la protection de la qualité du lac, le déboisement et la régénération des rives, la gestion des installations sanitaires que le contrôle des embarcations motorisées et l’accès au lac.

Pour contrer le développement anarchique des résidences secondaires, c’est l’APLA qui a exigé un meilleur contrôle du développement, ce qui a donné la première réglementation d’urbanisme en 1976. Lors de la mise en place du premier schéma d’aménagement par la nouvelle MRC au début des années 1980, l’APLA a déposé un mémoire et est intervenue lors des audiences publiques pour s’assurer que le zonage des espaces verts serait protégé au lac de l’Achigan. Le changement de zonage proposé par la municipalité en 1985 et qui aurait permis le développement résidentiel au camp Bruchési a fait l’objet d’une vive contestation de la part de l’APLA qui a mené à un renversement du conseil municipal aux élections suivantes. Depuis l’APLA continue de s’assurer que la réglementation de zonage répond aux aspirations des résidents.

La qualité de l’eau du lac de l’Achigan a toujours été au cœur des préoccupations de l’APLA. Nous avons procédé à une première classification des installations sanitaires au début des années 1980. Le manque de ressources et d’effectifs de la municipalité a fait en sorte que l’APLA doit encore aujourd’hui travailler très fort pour que la municipalité implante une réglementation efficace pour assurer un contrôle des installations sanitaires, source première de la pollution du lac; il semble que nous soyons sur le point de réussir.

C’est à l’initiative de l’APLA que la municipalité a introduit une première réglementation sur le déboisement des rives. Paralellement, l’APLA avait entrepris à partir de 1981 un programme de régénération des rives en distribuant gratuitement jusqu’à près de 4 000 plants annuellement. Malgré l’abandon du programme de subvention des plans par le gouvernement, plus de 35 000 plants ont été distribués sur une période de dix ans. Depuis quelques années l’APLA a remis sur pied un programme de régénération des rives en subventionnant la distribution d’arbustes et d’arbres à prix réduit. Nous devons continuer de convaincre les riverains d’abandonner l’entretien des murs de pierres qui contribuent au réchauffement de l’eau du lac et de reboiser les rives. C’est aussi à l’initiative de l’APLA que la municipalité a introduit un règlement interdisant de couper toute végétation dans une bande de cinq (5) mètres du littoral.

Paralellement à la préservation de la qualité du lac, la sécurité et la quiétude des résidents a aussi été une préoccupation majeure de l’APLA. En 1982, nous nous sommes vigoureusement opposes à la pêche la glace en raison des risques de pollution du lac et des risques pour la sécurité des résidents. Cette année là, nous avons aussi proposé une réglementation des embarcations motorisées. Un jugement a quelques années plus tard enlevé la juridiction des municipalités sur cette matière. En 1990 nous avons à nouveau proposé à la municipalité de demander au gouvernement fédéral d’inclure le lac de l’Achigan dans la liste des plans d’eau faisant l’objet d’une restriction quant à la vitesse sur le lac et dans une bande de 75 mètres. L’APLA a aussi demandé d’exercer un contrôle sur le débarcadère municipal et sur l’utilisation des accès privés au lac afin de contrôler le nombre d’embarcations venant de l’extérieur.

Enfin, depuis plusieurs années, le lac était envahi par les goélands venant du site d’enfouissement de Ste-Sophie. Ces oiseaux sont une source importante de pollution à cause de leurs déjections en grand nombre. Une collecte de fonds en 2006 a permis d’acquérir quatre (4) appareils pour chasser les goélands. Le travail acharné de certains directeurs a permis d’atteindre des résultats impressionnants.

Malgré tous les efforts déployés depuis plusieurs décennies, le court épisode d’algues bleues (cyanobactéries) au lac de l’Achigan en octobre 2007 nous montre qu’il faut rester vigilants. La santé du lac de l’Achigan est directement reliée à la qualité de vie de tous les résidents et aussi à la valeur de notre investissement. Autant de raisons pour tous les résidents du lac de l’Achigan pour s’impliquer dans la protection du lac et pour supporter le travail de l’APLA.